Chenilles processionnaires : pourquoi l’automne est une période clé pour agir ?

Avec l’arrivée de l’automne, les propriétaires de pins peuvent avoir tendance à penser que le risque lié aux insectes diminue avec les températures. Pourtant, lorsqu’il s’agit des chenilles processionnaires du pin, cette période de l’année est particulièrement importante.

Après l’éclosion des œufs, les jeunes chenilles commencent leur développement et construisent progressivement des nids dans les arbres. L’automne constitue donc une période intéressante pour surveiller les pins, identifier les premiers signes d’une infestation et envisager les mesures adaptées avant les futures processions.

Les chenilles processionnaires ne constituent pas uniquement une nuisance pour les arbres. Leurs poils urticants peuvent également représenter un risque pour les personnes et les animaux domestiques. Les jardins particuliers, parcs publics, établissements scolaires, campings, espaces verts d’entreprises ou encore zones fréquentées par des animaux nécessitent donc une vigilance particulière.

Spécialiste de la lutte contre les nuisibles, Avipur Champagne-Ardenne accompagne les particuliers, professionnels et collectivités dans la prévention et la lutte contre les chenilles processionnaires dans la Marne, les Ardennes, l’Aube et la Haute-Marne.

Qu’est-ce que la chenille processionnaire du pin ?

La processionnaire du pin est la larve d’un papillon nocturne. Elle doit son nom à son comportement très caractéristique : à un certain stade de son développement, les chenilles descendent de l’arbre en se déplaçant les unes derrière les autres, formant une longue procession.

Mais avant d’observer ces processions au sol, les chenilles passent plusieurs mois dans les pins.

Les papillons adultes apparaissent principalement durant la période estivale. Après l’accouplement, les femelles pondent leurs œufs autour des aiguilles des pins.

Quelques semaines plus tard, les chenilles éclosent et commencent à se nourrir des aiguilles.

À mesure que les températures diminuent, elles construisent progressivement des nids soyeux leur permettant de se protéger et de poursuivre leur développement.

C’est précisément cette phase qui rend l’automne intéressant pour la surveillance des arbres.

Pourquoi l’automne est-il une période clé ?

L’automne correspond à une période pendant laquelle les colonies de processionnaires du pin commencent à devenir progressivement détectables.

Il est alors possible d’observer certains signes avant que les chenilles ne commencent leurs processions vers le sol.

Cette anticipation présente plusieurs avantages.

Elle permet tout d’abord de localiser les arbres infestés.

Elle permet également d’évaluer l’importance du phénomène et de déterminer les solutions les mieux adaptées à la configuration des lieux.

Surtout, intervenir dans une logique préventive permet d’éviter d’attendre que les chenilles soient présentes au sol dans un jardin, une cour d’école ou un espace fréquenté par le public.

Le calendrier précis peut toutefois varier selon les températures, les conditions météorologiques et le secteur géographique. Les processions peuvent notamment intervenir plus ou moins tôt selon les régions et les années.

Comment reconnaître la présence de chenilles processionnaires ?

Le signe le plus facilement identifiable est généralement la présence de nids dans les pins.

Ces nids prennent l’apparence de masses blanches ou blanchâtres constituées de fils de soie.

Ils sont généralement installés sur les branches les mieux exposées au soleil.

Au début de leur développement, ils peuvent être relativement discrets. Ils deviennent ensuite plus visibles pendant l’hiver.

D’autres indices peuvent également alerter :

  • présence de groupes de chenilles dans l’arbre ;
  • aiguilles consommées ou abîmées ;
  • branches présentant une défoliation partielle ;
  • nids soyeux dans les extrémités des branches ;
  • présence antérieure de processions au pied des arbres.

Lorsqu’un pin a déjà été touché les années précédentes, une surveillance régulière est particulièrement recommandée.

Quels arbres sont concernés ?

La processionnaire du pin peut s’attaquer à différentes espèces de pins.

Les pins noirs, pins sylvestres, pins maritimes ou encore pins d’Alep peuvent notamment être concernés.

Certains cèdres peuvent également accueillir ces chenilles.

La présence d’un ou plusieurs pins dans un jardin, un parc ou un espace public justifie donc une surveillance, particulièrement lorsqu’une infestation a déjà été constatée dans le secteur.

Il est important de ne pas confondre la processionnaire du pin avec la processionnaire du chêne.

Ces deux espèces possèdent des poils urticants et peuvent représenter un risque sanitaire, mais leur cycle biologique est différent.

La période automnale concerne principalement la surveillance et la lutte contre la processionnaire du pin.

Quels sont les dangers des chenilles processionnaires ?

Les chenilles processionnaires représentent un risque principalement en raison de leurs poils urticants microscopiques.

À partir de certains stades larvaires, ces poils peuvent se détacher et être dispersés dans l’environnement.

Il n’est donc pas toujours nécessaire de toucher directement une chenille pour être exposé.

Des réactions chez l’être humain

Une exposition aux poils urticants peut notamment provoquer :

  • démangeaisons ;
  • rougeurs ;
  • irritations cutanées ;
  • atteintes oculaires ;
  • irritation des voies respiratoires ;
  • réactions allergiques.

L’intensité des réactions dépend de la personne et du niveau d’exposition.

Les enfants nécessitent une vigilance particulière, notamment dans les jardins, écoles, centres de loisirs et parcs publics.

Un risque important pour les chiens et les chats

Les animaux domestiques sont particulièrement exposés lorsqu’une procession se trouve au sol.

Un chien peut être tenté de renifler ou lécher les chenilles.

Le contact avec les poils urticants, notamment au niveau de la langue et de la bouche, peut provoquer une réaction importante nécessitant une prise en charge vétérinaire rapide.

Lorsqu’une procession est découverte dans un jardin fréquenté par un animal, il est donc important de l’éloigner immédiatement de la zone.

Pourquoi ne faut-il jamais toucher un nid ?

Découvrir un nid dans un arbre peut donner envie de le retirer soi-même.

Cette opération peut pourtant exposer directement aux poils urticants.

Un ancien nid ne doit pas non plus être considéré comme totalement inoffensif. Des poils urticants peuvent persister dans l’environnement.

Il faut également éviter de secouer les branches ou de manipuler les chenilles.

Pour les nids situés en hauteur, l’intervention présente par ailleurs un risque supplémentaire lié au travail en hauteur.

Avipur Champagne-Ardenne dispose également d’une expertise en matière de sécurité et de travail en hauteur, permettant d’adapter les interventions aux contraintes des arbres et des bâtiments.

Quelles solutions contre les chenilles processionnaires ?

Il n’existe pas une solution unique applicable à toutes les situations.

La stratégie dépend notamment :

  • de la période de l’année ;
  • du nombre d’arbres concernés ;
  • de leur hauteur ;
  • du niveau d’infestation ;
  • de la fréquentation du site ;
  • de la présence d’enfants ou d’animaux ;
  • de l’environnement immédiat.

Plusieurs méthodes peuvent ainsi être utilisées ou combinées.

La surveillance des arbres

La première mesure consiste à identifier les arbres touchés le plus tôt possible.

L’automne est justement intéressant pour mettre en place cette surveillance.

Dans une commune, un camping, une résidence ou un établissement scolaire disposant de nombreux pins, un repérage permet de cartographier les arbres concernés et de hiérarchiser les interventions.

Les traitements adaptés au cycle des chenilles

Selon le stade de développement des chenilles, certaines solutions biologiques peuvent être envisagées.

Le choix du traitement doit impérativement tenir compte du cycle de l’insecte et des conditions d’utilisation du produit.

C’est pourquoi une intervention réalisée au bon moment est généralement plus pertinente qu’une action décidée lorsque les processions sont déjà présentes au sol.

Le retrait des nids

Lorsque les conditions le permettent, certains nids peuvent faire l’objet d’une intervention mécanique.

Cette opération nécessite des précautions particulières en raison du caractère urticant des chenilles et des nids.

Elle peut également nécessiter du matériel spécifique lorsque les branches sont situées en hauteur.

Les pièges installés sur les troncs

Des dispositifs peuvent être installés autour du tronc afin d’intercepter les chenilles lorsqu’elles descendent de l’arbre.

Le principe consiste à canaliser leur procession vers un dispositif de collecte.

L’installation doit être réalisée correctement afin d’éviter que les chenilles puissent contourner le dispositif.

Favoriser les prédateurs naturels

Certaines espèces d’oiseaux, notamment les mésanges, peuvent consommer des chenilles processionnaires.

L’installation de nichoirs peut donc s’intégrer dans une stratégie globale de prévention.

Cette méthode ne suffit cependant pas toujours à contrôler une infestation importante.

Collectivités : pourquoi anticiper dès l’automne ?

Pour une commune, attendre l’apparition des processions peut devenir problématique.

Les chenilles peuvent être présentes dans :

  • les parcs ;
  • les jardins publics ;
  • les cours d’école ;
  • les cimetières ;
  • les terrains de sport ;
  • les aires de jeux ;
  • les campings municipaux ;
  • les espaces verts ;
  • les abords des bâtiments publics.

La présence d’enfants et d’animaux rend certaines zones particulièrement sensibles.

Une surveillance réalisée dès l’automne permet d’identifier les arbres concernés et d’établir un programme d’intervention avant les périodes présentant le plus de risques.

Les communes peuvent ainsi intégrer la problématique des processionnaires dans leur programme annuel d’entretien des espaces verts.

Entreprises, campings et établissements recevant du public également concernés

Les collectivités ne sont pas les seules à devoir anticiper.

Un camping possédant de nombreux pins peut par exemple être confronté à des processions à proximité des emplacements, terrasses ou aires de jeux.

Les hôtels, restaurants, entreprises, résidences, établissements scolaires ou maisons de retraite disposant d’espaces verts peuvent rencontrer la même problématique.

Une infestation visible par les clients ou usagers peut également avoir un impact sur l’image de l’établissement.

Faire contrôler les arbres avant la période des processions permet donc de réduire ces risques.

Une intervention dans toute la Champagne-Ardenne

Avipur Champagne-Ardenne intervient auprès des particuliers, entreprises et collectivités pour la lutte contre les insectes et autres nuisibles.

Son champ d’intervention couvre quatre départements.

Dans la Marne, les équipes peuvent notamment intervenir à Reims, Châlons-en-Champagne, Épernay, Vitry-le-François, Tinqueux, Bezannes ou Mourmelon-le-Grand.

Dans les Ardennes, les interventions concernent notamment Charleville-Mézières, Sedan, Rethel, Givet ou Fumay.

Dans l’Aube, Avipur Champagne-Ardenne intervient notamment à Troyes, Romilly-sur-Seine et Nogent-sur-Seine.

En Haute-Marne, les équipes peuvent se déplacer à Chaumont, Saint-Dizier, Langres ou Joinville.

Pourquoi faire appel à Avipur Champagne-Ardenne ?

La lutte contre les chenilles processionnaires nécessite avant tout d’intervenir au moment adapté à leur cycle de développement.

Un professionnel peut identifier l’espèce, évaluer le niveau d’infestation et déterminer les solutions adaptées au site.

Avipur Champagne-Ardenne accompagne aussi bien les particuliers possédant quelques arbres que les professionnels et collectivités responsables de grands espaces verts.

Cette expertise s’inscrit dans l’activité plus globale de désinsectisation et de régulation des insectes proposée par Avipur Champagne-Ardenne.

L’objectif est double : traiter la situation présente mais également anticiper les risques pour les mois suivants.

Pour les particuliers, communes, entreprises, campings et établissements disposant de pins dans la Marne, les Ardennes, l’Aube ou la Haute-Marne, Avipur Champagne-Ardenne peut réaliser un diagnostic et proposer une stratégie adaptée à la configuration des lieux.

Une intervention anticipée permet ainsi de protéger les personnes et les animaux tout en limitant durablement la présence des chenilles processionnaires.

FAQ sur les chenilles processionnaires en automne

Pourquoi voit-on des nids de chenilles processionnaires en automne ?

Après l’éclosion des œufs, les chenilles commencent leur développement et construisent progressivement des nids. Ceux-ci deviennent généralement de plus en plus visibles à mesure que l’automne puis l’hiver avancent.

La période d’intervention dépend de la méthode envisagée et du stade de développement des chenilles. Il est donc préférable de faire contrôler les arbres suffisamment tôt plutôt que d’attendre l’apparition des processions.

Cette intervention est déconseillée sans équipement et connaissances adaptés. Les poils urticants peuvent provoquer des réactions cutanées, oculaires ou respiratoires.

Le risque dépend du stade de développement des chenilles. Leur caractère urticant apparaît au cours de leur développement. Il est donc préférable de ne jamais manipuler les chenilles ou leurs nids.

Il peut conserver des poils urticants. Il ne faut donc pas manipuler un ancien nid sans précaution.

Il faut empêcher l’animal de continuer à toucher ou lécher les chenilles et contacter rapidement un vétérinaire. Une atteinte de la bouche ou de la langue peut constituer une urgence.

La processionnaire du pin se développe principalement sur différentes espèces de pins et peut également concerner certains cèdres. Il existe par ailleurs une autre espèce, la processionnaire du chêne, dont le cycle est différent.

Un contrôle précoce permet de repérer les arbres infestés et d’envisager une stratégie avant que les chenilles n’effectuent leurs processions au sol.

Oui. Avipur Champagne-Ardenne peut accompagner les collectivités, mais également les entreprises, campings, établissements recevant du public et particuliers.

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